INTERVIEW

Jean-François Chemain

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1.    Présentez-vous !

    Je suis Jean-François Chemain. J’ai 61 ans, je suis marié avec Anne, archéologue et professeur d’archéologie à l’Université, et père de 4 « enfants » (entre 35 en 21 ans). Diplômé de l’Institut d’Etudes politiques de Paris et docteur en Droit, j’ai d’abord travaillé près de 20 ans en entreprise, surtout dans des cabinets de conseil anglo-saxons, puis à EDF. À 45 ans, pris d’une crise de conscience professionnelle liée à ma foi catholique, j’ai passé l’agrégation et un doctorat en Histoire, et suis devenu professeur d’Histoire, pendant près de 10 ans en zone d’éducation prioritaire (précisément à Vénissieux, dans le quartier des Minguettes). J’en ai tiré un livre, Kiffe la France, qui a connu un certain succès et suscité de nombreuses vocations d’enseignant. Depuis je suis l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, surtout

consacrés aux questions liées à notre laïcité républicaine. Depuis 5 ans, après avoir démissionné de l’Éducation Nationale qui ne me paraît pas le cadre idoine pour exercer ma mission d’enseignant comme je l’entends, j’enseigne dans plusieurs établissements totalement privés, la plupart catholiques.

2.    Quelle est votre matière ?

Ma passion est d’enseigner l’Histoire, et d’en donner le goût à mes élèves. L’Éducation Nationale, par son approche idéologique et abstraite, et le manque d’enthousiasme de nombre d’enseignants, dégoûte souvent les jeunes de cette discipline, j’en ai reçu de trop nombreux témoignages. Cela me choque beaucoup, car je trouve personnellement l’Histoire plus passionnante que n’importe quel roman du romancier le plus imaginatif ! Et tellement utile pour comprendre l’époque dans laquelle on vit…

3.    Pourquoi enseigner la Géopolitique ?

  La géopolitique, discipline que je vais enseigner au Lycée Saint-Augustin, s’inscrit à la charnière de la Géographie et de l’Histoire. Elle est essentielle, car elle s’invite dans notre vie quotidienne - la question ukrainienne n’en est qu’une illustration - et n’a pas fini de le faire. Ainsi la question de l’eau, que j’ai l’intention de traiter, sera sans doute à la source ( !) de nombreux conflits dans un avenir proche. 

 

4.    Et pourquoi dès la Seconde ?

    La Seconde me paraît une très bonne période pour aborder ces questions, car c’est celle où l’adolescent commence à se décentrer de lui-même pour s’ouvrir au monde qui l’entoure. Souvent le temps des premières prises de conscience, qui fonderont un peu plus tard les premiers engagements.

5.    Quelles thèmes allez-vous aborder durant ce cours ?

    L’approche qui est la mienne privilégie une explication de la politique des pays par leur religion. Je crois que la Russie mène la politique d’un grand pays orthodoxe, tandis que les États-Unis sont très marqués par le puritanisme, et la Chine par le confucianisme. Quant aux peuples européens, ils sont sans le reconnaitre les héritiers d’une longue tradition de christianisme occidental !


6.   Pourquoi rejoindre le lycée Saint Augustin ?

    Ce Lycée me paraît une excellente initiative, qui répond à un réel besoin : entre un enseignement public dont la réputation de « non-excellence » et de formatage idéologique n’est hélas plus à faire, et des établissements privés pour beaucoup excellents mais souvent aussi énormes usines à élèves, il offrira à ces garçons un cadre idéal tant par son esprit que par sa taille. 


7.   Un dernier mot pour les familles ?

    Je suis très heureux de pouvoir participer avec vous à cette très belle aventure, et pressé de retrouver vos fils à la rentrée ! Mais vous savez que le cadre familial est aussi le premier lieu d’acquisition de la culture, alors d’ici là passez un bon été culturel !

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